vendredi 18 septembre 2015

Entreprendre dans les îles. A Hoëdic, il monte un élevage de moutons - Ouest France Entreprises

« Il fait pouvoir garder, créer des activités. Etre curieux, imaginatif. » Samuel Kergal, 44 ans, habite Hoedic depuis quinze ans, travaille depuis vingt-six comme cuisinier au restaurant Chez Jean-Paul. Et a créé une activité d'élevage de moutons, le seul de cette île d'un kilomètre sur deux.

Son cheptel compte une soixantaine de brebis mais il envisage d'en élever plus. Egalement maire adjoint, Samuel Kergal élève des moutons Landes de Bretagne, « une race très rustique ». Tout a débuté il y a neuf ans. « Le restaurant est ouvert en saison. L'hiver, il fallait faire autre chose. J'ai entrepris de monter cet élevage. Au début, c'était plus une occupation environnementale et être actif sur l'île. »

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Ses partenaires sont la commune, le Conservatoire du littoral, ainsi que la fédération de chasse du Morbihan. Une convention avec les deux premiers lui permet de faire paître son troupeau sur leurs terrains. « Je le nourris naturellement sur l'île, sans apports extérieurs. »

Respecter l'île

De fil en aiguille, le troupeau a grandi. « Cela a démarré tout doucement puis j'ai pris un bélier au bout de deux ans. Aujourd'hui, un potentiel s'est installé. J'ai appris, fait des stages à la chambre d'agriculture. »

La viande est vendue dans l'île et sur le continent. « Ce troupeau, j'ai envie de le développer, reprend Samuel Kergal. Sur d'autres îles, les éleveurs s'en sortent plutôt bien. » Une volonté, pour cet homme très attaché aux questions environnementales : « Respecter l'île, la priorité, tout en réussissant à valoriser l'activité. Elle sera toujours à taille de l'île et respectueuse. »

Il devrait prendre sa décision cet hiver. « J'ai déjà le statut d'éleveur. Pourquoi pas aussi celui d'agriculteur ? Il n'en existe pas à Hoedic. A Batz, Belle-Ile, Noirmoutier, si. Cela pourrait aussi donner un élan. L'île exporterait, avec une nouvelle activité pouvant créer des emplois, peut-être un ou deux. »

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Il a étudié les débouchés. « On a des choses à développer. Il existe une demande de produits bio, authentiques. Pour tous les produits insulaires. » L'association des îles du Ponant travaille à un label commun « pour les valoriser ».

Virginie JAMIN.

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